ABC d’une sagesse

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Aussi, avant de donner, vous devez voir si l'autre est en position de recevoir... Si l'autre ne prend pas, vous n'avez pas le droit de donner. Si vous le faites quand même, vous n'accordez alors aucune valeur à votre don.

Vérifiez cela dans votre comportement quotidien: vous ne jetez pas des objets de valeur, mais vous jetez des objets sans importance.

Il ne faut pas gaspiller des conseils avec des gens dont le besoin ne s'est pas éveillé. Il faut d'abord s'assurer que l'autre est prêt à recevoir et à suivre le conseil. L'enseignant doit attendre que la question soit posée, c'est-à-dire qu'un doute soit apparu dans l'esprit de l'élève. Le doute, le doute, le doute doit d'abord apparaître. C'est cela le critère du besoin d'aide. Quand le doute viendra-t-il ? Seulement après que l'élève aura fait lui-même l'expérience.

Si on ne vous demande rien, ne dites pas un mot. De même si on vous le demande mais d'une manière qui ne soit pas vraiment sincère ou dans une humeur non réceptive. C'est la clé d'un comportement juste et vrai. Pourquoi ? Simplement parce que chaque homme étant différent et unique, considère qu'il a raison et qu'il est parfait. C'est pourquoi s'il ne désire pas recevoir quelque chose de vous, vous n'avez pas le droit de lui donner. Si vous essayez de donner, vous vous déshonorez vous-même, parce que vous n'êtes pas fidèle à la vérité, ce qui a pour résultat de déshonorer, de blesser et de rendre l'autre hostile. Vous empiétez en effet sur sa vie privée, qu'il considère comme son domaine sacré.

Connaître la vérité, c'est connaître ce qui est. Mais dès que vous connaissez la vérité, la direz-vous aux autres ? Non ! L'expression extérieure dépend des autres et non de vous.

Quand vous pensez, la pensée vous appartient. Quand elle est exprimée, elle appartient aux autres. Ils peuvent en faire n'importe quoi. Vous ne pouvez pas dire: « Ce n'est pas ce que je voulais dire », parce que chacun voit les choses à sa façon.

Exprimez-vous en présence d'autrui dans les limites autorisées par les circonstances. Car à quoi sert la société ? À protéger l'individu et à lui permettre de s'exprimer autant que possible.

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Ne craignez pas de faire des erreurs. C'est tout à fait naturel d'en faire. C'est seulement par les erreurs que vous pouvez apprendre et progresser.

L'erreur est naturelle ; vous la corrigerez quand vous en trouverez la cause. Il n'y a aucune raison de vous affliger ou de vous inquiéter. Vous connaissez, bien sûr, le proverbe : « On se relève en prenant appui sur la terre même sur laquelle on est tombé. »

Extérieur et intérieur

Tout ce qui est à l'extérieur est à l'intérieur.

Tout ce qui est à l'extérieur de vous vous donne continuellement l'occasion de vous voir et de vous observer. Le monde extérieur vous donne une chance de vous transformer. L'extérieur n'est qu'un miroir.

Vous seul êtes responsable de toutes vos actions, de toutes vos émotions. Leur cause est en vous et non pas à l'extérieur. Il n'y a pas de responsabilité externe.

Soyez dans le monde, non dans votre monde. Vous vivez toujours dans votre monde et non pas dans le monde, parce que vous cherchez toujours à vivre dans le monde qui vous plaît.

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Qu'est-ce qu'une famille ? Le lieu où l'on ressent une atmosphère d'amour, d'unité. Et si vous pouvez sentir cette unité dans un champ plus large, alors peu à peu vos liens familiaux disparaîtront.

À quoi sert la vie de famille ? À échanger des émotions de manière aussi adéquate et aussi libre que possible... à échanger des pensées et des émotions.

Actuellement, vous êtes un individu qui essaye de devenir une personne. Vous êtes un époux... vous êtes un père. Cela ne veut pas dire que vous ayez une femme, ni que vous ayez des enfants. Il faut vous élargir. Vous devez avoir une vie de famille véritable. L'individu est celui qui est coupé, qui est séparé. En étant un avec les autres, en étant pour les autres, vous vous élargissez. C'est cela une vie de famille véritable.

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Quand la lucidité est constante, sans aucune fluctuation, c'est la Supranormalité, c'est l'Illumination, la Réalisation... vous pouvez lui donner le nom que vous voulez : Perfection, Absolu, etc.

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On ne doit pas imposer son autorité à l'enfant, sinon il cherchera l'approbation ou la désapprobation. Il faut lui montrer les faits de façon à ce qu'il puisse décider par lui-même.

Ne vous donnez pas la peine d'enseigner vos enfants. Ils absorbent ce qui est autour d'eux, ils absorbent votre comportement. Si ce que vous dites est différent de ce que vous faites, l'enfant percevra la contradiction entre vos paroles et votre comportement.

Quand un enfant demande à être guidé, éclairez le sujet de la discussion autant que possible et permettez à l'enfant de décider. Faites un effort pour encourager l'enfant à trouver, à faire l'expérience. Il faut donner à l'enfant les trois L: Amour (Love), Lumière ou explication (Light), Liberté ou absence de contrainte (Liberty).

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Vous dites que «  l'on passe alors son temps à demander sans arrêt pourquoi et à essayer de trouver une réponse ». Non, les problèmes ne sont pas infinis. Il n'y en a qu'un seul : être affecté. Il n'y en a qu'un seul : vos attirances. Que vous soyez affecté dépend uniquement de vos attirances.

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Comment crée-t-on la dualité ? Par le refus.

L'existence ou l'importance de quoi que ce soit, ou l'importance excessive qu'on y met sont dues uniquement au refus. Sans ce refus, fondamentalement rien ne peut exister. Sans ce refus, rien ne prend une importance excessive et ce rien ne peut se renforcer.

Voyez comment fonctionne le mécanisme du refus. Vous avez accepté ce qui vous était agréable, mais dès que la peine est apparue vous l'avez aussitôt refusée. Pourquoi ? Parce que la peine recouvre de son ombre ce qui est agréable.

Ce qui est plaisant ou agréable est aussi provoqué par le refus. Car ce qui est, est. Le caractère agréable suppose quelque chose de différent de ce qui est. Et cela, en soi, est une forme de refus.

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Au lieu d'attendre quelque chose d'autrui, essayez de voir ce que l'on attend de vous dans la situation particulière où vous vous trouvez.

Quelle est la vérité de la relation ? Vous êtes un père, n'est-ce pas ? D'où allez-vous partir? Du fils. Vous êtes un cadre dirigeant. D'où allez-vous partir? De votre adjoint. Vous êtes un mari. D'où allez-vous partir? De votre femme. Non de vous. Ainsi l'ego ou l'individualité disparaît immédiatement à la lumière des relations que vous établissez.

La relation dépend d'autrui, non de vous. Vous, c'est votre ego. Plus vous serez en relation, plus vous serez libre de l'étroitesse de l'ego.

Quand vous voyez quelqu'un, tel qu'il est réellement, vous le respectez. Par contre, quand vous vous attendez à ce que l'autre agisse comme vous en avez envie, vous manquez de respect à vous-même et vous manquez de respect à l'autre également.

Soyez strict et non sévère. La différence ? Il est efficace d'être strict. La sévérité paraît efficace mais elle entraîne une opposition. La nature elle-même fonctionne de manière stricte, alors que la sévérité est seulement l'effet de réactions émotionnelles. Quand vous êtes strict, vous n'avez pas d'émotion.

Agissez avec diplomatie, de manière stricte, mais avec douceur. Agir avec diplomatie, c'est comprendre une personne comme elle est, ne pas blesser son ego, ne pas l'humilier par vos explications, mais la gagner à vous en tenant compte de ses sentiments.

Agir de manière stricte, c'est rester fermement sur sa position : l'acier peut être élastique, mais il reste solide. Agir avec douceur et sans sévérité, c'est ne pas blesser, présenter son argumentation délibérément d'une voix douce, parler de manière agréable, présenter une argumentation solide tout en montrant à l'autre ses erreurs.

Ne contredisez jamais personne. Écoutez, écoutez, écoutez seulement.

La clé d'une relation facile avec autrui, c'est de ne pas imposer votre ego, ni d'écraser l'ego des autres.

Dans les relations avec les gens, même si vous avez un sentiment égal de bienveillance, envers tous, vous n'agissez pas de manière uniforme.

Quand un autre s'exprime, dites-vous : «  Il cherche à relâcher sa tension... » Chacun parle selon la condition où il se trouve.

Les actions d'un autre ne peuvent avoir aucun effet sur vous, à moins que vous n'y résistiez.

«  Il m'insulte », dites-vous. Ce n'est pas son acte qui vous insulte mais c'est votre manière de le recevoir.

Personne ne peut vous connaître, donc personne ne peut parler de vous. Tous pensent quelque chose de vous et se font une certaine représentation de vous. Ensuite, ils expriment une opinion sur leur représentation mentale. Chacun voit sa création mentale, mais personne ne vous voit.

Son expression, comment il s'exprime, pourquoi il s'exprime ne concerne que lui. Vous n'avez rien à voir là-dedans. Vous ne pouvez le remettre en cause parce qu'il est unique. Ainsi vous ne pouvez pas être affecté... Vous ne pouvez remettre en cause l'expression de qui que ce soit, par contre vous pouvez remettre en cause ce qu'il exprime.

L'opinion des autres est le plus grand obstacle (stumbling block). Ils parlent de formes qu'ils créent dans leur esprit avec les goûts et dégoûts qui leur sont propres. Ainsi personne ne peut vous connaître, personne ne peut parler de vous. Ainsi rien ne peut vous affecter. Mais vous ne coupez pas toute relation avec eux, car vous ne pouvez qu'être avec eux.

VI. Expansion vers l'unité

La conscience qui se sent une avec toutes les relations, qui n'est jamais en conflit dans aucune relation, c'est la perfection.

Le sentiment que « je suis lui » viendra de lui-même. Vous n'avez pas à vous l'imposer. Vous ne devez pas prétendre cela mais agir de façon telle que ce sentiment vienne à vous automatiquement, de lui-même.

RENONCEMENT (PAS DE) (voir ACTION-RÉACTION)

C'est une erreur de renoncer. Les choses tombent d'elles-mêmes. Elles s'éloignent de vous.

Le détachement doit se produire sous l'effet d'une évolution naturelle: non pas abandonner mais laisser tomber comme une mangue complètement mûre tombe automatiquement de l'arbre.

Vous souhaitez renoncer? Vous ne pouvez renoncer qu'à ce que vous considérez comme ne vous appartenant pas.

Ceux qui n'osent pas affronter le monde ne peuvent pas affronter non plus la réalité. Aussi quand vous désirez quelque chose, n'hésitez pas, cherchez à satisfaire votre désir, mettez-y toute votre énergie, mais regardez attentivement ce que vous obtenez.

L'essentiel est de vous affranchir des attirances et des répulsions vis-à-vis du monde extérieur. Si vous y arrivez, vous n'avez plus rien à faire avec le monde et vous pouvez alors voir la vérité.

Vous dites: «  La vie spirituelle implique d'abandonner la vie matérielle. » C'est un non-sens. Dans l'idée même de renoncement, il y a cette attirance inhérente... Tout ce à quoi vous essayez de renoncer vous poursuivra.

L'idée même de laisser tomber est un non-sens ! Vous êtes tous habitués à l'idée de laisser tomber et non à l'idée de dépasser. Si vous voulez le fruit, allez-vous couper la fleur ? Où est le renoncement dans la nature ? Il n'y a rien à sacrifier mais à grandir (grow up). Et pour cela il vous faut payer. Sans payer, rien ne peut être obtenu. Payer quoi ? Payer en termes d'attachement à vos habitudes.

L'ego ne doit pas être éliminé. Mais c'est l'idée d'un ego constant, fixe, fini qui doit être éliminée.

Vous ne pouvez vous rendre libre de l'action sans agir... Être agité veut dire que vous avez de l'énergie inutilisée.

L'idée même de renoncement, c'est à cela qu'il convient de renoncer.

RESPONSABILITÉ (voir DIFFÉRENCE)

Vous réagissez émotionnellement parce que vous attribuez une responsabilité à cet homme : « Il a agi ainsi et il aurait dû agir autrement. » Tenez-vous un enfant pour responsable? Vous dites: «  Comment peut-il savoir ? »

Est-il responsable? Non, il est hors de lui. Il n'y peut rien. Il souffre. Il est prisonnier de ses propres frustrations.

En fin de compte, vous voyez que personne n'est responsable. Les choses arrivent, arrivent.

Le ressentiment vient de la responsabilité que l'on attribue à l'autre.

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VICTIME ET ASSASSIN

Celui qui se sent blessé ne peut pas s'empêcher d'être agressif. La victime réagit en assassin. Aussi la victime et l'assassin sont les deux faces opposées, les deux aspects de la même expérience...

Vous ne voulez pas tuer ? Essayez simplement de vous libérer de votre sentiment d'être une victime.

VIE PROFESSIONNELLE

La chose principale dans la vie est la stabilité économique. C'est la fondation première sur laquelle vous pouvez construire les autres aspects de votre vie...

L'indépendance économique est la fondation sur laquelle tous les autres aspects, ne dépendre que de soi, être indépendant, sont construits

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Voir les choses comme elles sont s'applique à tous les niveaux de perception, du plus grossier au plus subtil.

Voir ce qui est ici et maintenant, c'est cela la contemplation.

Il y a une différence entre voir et croire que l'on voit. On voit rarement et on croit que l'on voit.

Pour savoir si vous avez vu effectivement ou si vous n'avez fait que penser au travers de votre mental, il n'y a qu'un seul critère : Est-ce que vous éprouvez une émotion quelconque ? Si oui, cela veut dire que le mental s'est mis à fonctionner. Quand on voit, il n'y a pas d'émotion.

Observez très attentivement si c'est réel ou si ce n'est qu'une apparence. Vous sentez-vous le cœur léger, vous sentez-vous à l'aise ou non ?

La plupart du temps, les gens parlent de ce qu'ils ne voient pas et se contentent de répéter des formules lues ou entendues sans que cela corresponde à leur propre expérience. Par exemple, lorsqu'ils disent «  ce monde plein de souffrances... », ce ne sont que des paroles pour eux ou bien ils ne voient pas ce qu'ils disent. Par exemple, l'un dit d'un ton de reproche : «  Tu as fait cela ! » Il dit ces mots et ne voit pas ce dont il parle. L'autre dit : « Il a fait quelque chose et je suis contrarié. » L'action a été accomplie là, à l'extérieur, et la contrariété est en lui. L'eau d'une casserole qui n'est pas posée sur le feu mais à côté peut-elle se mettre à bouillir ?... Vous ne voyez pas ce que vous dites. Ce que vous dites, regardez-le. C'est si facile de voir! Vous voyez un fait et immédiatement vous le recouvrez en disant : «  Cela ne devrait pas être comme ça » ou encore : «  Je vois mais... » Ce « mais », c'est la pensée.

Citations recueillies par Viafx24 et publiées en juillet 2026.

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