Pour une vie réussie, un amour réussi

(par rapport à Swamiji qui avait donné comme mantram à Arnaud « Be happy ») : P23 : pouvez-vous entendre cette parole « be happy » ou vous est-elle presque insupportable ?

P27 Swamiji m’a fait un autre don qui n’a pas de prix. Il fallait un gourou de l’envergure de Swamiji pour me faire ce don et pourtant cela va vous paraitre insignifiant : il m’a appris que j’avais le droit à toutes sortes de petits bonheurs quotidiens. Il avait utilisé un mot que j’ai partagé souvent avec vous, le mot recréation.

P30 : L’ashram n’est pas un lieu où l’on vient étaler ses souffrances et partager ses souffrances avec les autres mais pour être fidèle à ces terribles et magnifiques paroles de Swamiji « Be happy Arnaud ». Terribles pour l’égo, parce que si nous sommes vraiment heureux, l’égo a disparu. Et n’oubliez pas ce mot recréation. Sachez le considérer comme une activité sacrée, autant qu’entrer dans une église.

P42 :(A propos de la douleur) : Ne dites plus jamais : « c’est affreux », dites toujours : « c’est très intéressant ». Il faudra y arriver. Il faudra arriver concrètement, tôt ou tard, que ce ne soit pas seulement une parole prononcée par Arnaud un dimanche après-midi.

P45 : « le mental qui fait déclarer à l’un qu’il ne peut pas manger de fromage […] petit enfant, j’avais un jour mangé mes propres excréments ce qui avait beaucoup surpris ma mère. Mais me dit Swamiji, beaucoup de petits enfants en font autant sans le moindre dégout. Comme je savais que je savais que je l’avais fait, je reste neutre et il poursuit : « par conséquent vous pouvez très bien aujourd’hui, si vous êtes libre du mental, manger un peu de vos propres selles » […] Et nous savons que certains Tibétains se livrent à des actes aussi répugnants, au moins une fois, pour dépasser les qualifications du mental.

P47 : Moi, avec mes qualifications, mes limitations, mes gouts, mes dégouts, mon mode particulier d’aimer ce que j’aime et de ne pas aimer ce que je n’aime pas, a disparu. Vous êtes devenu le Grand Appréciateur, maha karta, Il y a appréciations pleine et entière de toutes les situations, depuis les plus « affreuses » jusqu’aux plus « merveilleuses ».

P107 : Cette société est moins destructrice de la femme et favorable à l’homme, comme l’ont écrit Simone de Beauvoir dans son ouvrage Le deuxième Sexe et toutes celles qui lui ont succédé, que destructrice de l’élément féminin chez la femme et de l’élément féminin chez l’homme. Et l’élément masculin hypertrophié ne peut conduire qu’à la névrose et à la coupure avec soi-même, autrement dit l’aliénation.

P113 : j’ai dû redécouvrir peu à peu, la fausseté des valeurs dans lesquelles la société moderne m’a élevé et notamment que la vie ne consiste pas à être bon élevé.

P124 : Mais aujourd’hui, vous êtes beaucoup plus tournés, hommes et femmes, vers l’attitude et le comportement consistant à transformer plutôt qu’à se laisser transformer. Vous avez peur d’être passifs et vous avez donné la primauté à l’activité. Or la passivité est aussi importante que l’activité. Il n’y a pas d’être humain harmonieux qui ne soit capable de passivité. Vous avez à redécouvrir comment recevoir sans se protéger, oser se rendre vulnérable et se laisser transformer.

C’est une directive que l’on retrouve dans beaucoup d’enseignements anciens : se laisser transformer par l’action du Saint-Esprit en nous, se laisser transformer par l’action de la Grâce en nous. Il y a à la fois, dans la vie spirituelle, nécessité de faire de nombreux efforts, ce que l’on appelle sadhana en sanscrit ou ascèse en français, et nécessité de cette attitude passive sur laquelle tous les mystiques ont insisté : s’ouvrir à l’influence de l’Esprit-Saint, s’ouvrir à l’influence de la Grâce, s’ouvrir à la révélation de l’Atman.

P126 : Tout yoga est inévitablement un chemin d’ouverture, de laisser faire, laisser agir en nous des forces qui dépassent l’égo. Il y a là un point que vous aurez tous à rencontrer au cours de votre chemin, en admettant que vous soyez vraiment engagés sur un Chemin et non de simples amateurs. C’est le moment où nous devons renoncer à ce que ce soit nous, fût-ce au prix de grands efforts, qui conquerrions notre Libération et où nous ne pouvons avoir d’autres attitude que l’attitude féminine, ne faire rien d’autre que de nous ouvrir, nous rendre disponible.

Dans l’équilibre entre féminin et masculin, recevoir et donner, passif et actif, la vie humaine est aussi une harmonie du oui et du non, et nous pouvons reconnaitre que le oui est une attitude féminine et le non une attitude masculine. Chaque fois qu’une femme dit non, elle manifeste l’aspect masculin de sa nature et chaque fois qu’un homme dit oui, il manifeste l’aspect féminin de sa nature.

P128 : A quoi allons nous dire oui, à quoi allons-nous dire non ? Oui à ce qui est. Ce « oui à ce qui est » entraine la disparition de la coupure avec la vie totale et de la prison de l’égo que représente les émotions. Et chaque fois que nous mettons l’enseignement en pratique et que nous disons OUI C’EST, parce que c’est, ici et maintenant, nous avons une attitude féminine, réceptive, ouverte. […] Ensuite, je peux avoir une attitude masculine, que je sois homme ou femme, et chercher à transformer ce qui peut l’être, mais sur la base de la communion, de la participation et non du refus, de la contraction, de la révolte, en un mot de l’émotion. Je peux transformer. C’EST, et je vais essayer de le changer. Je suis malade, OUI, et je vais essayer de guérir. Tenter de guérir est une manière de dire non au fait d’être malade, mais ce non masculin succède au oui féminin. […] « Entrez ». Ouvrez toujours, c’est toujours Dieu qui frappe. Cela, c’est la découverte des mystiques, ignorée de ceux qui continuent à vivre éclairés par la lumière de leur seul mental. Une lumière voilée passant au travers de verres déformants. […] Jusqu’à présent, je le vérifie jour après jour, le « oui à ce qui est » vous apparait encore trop comme une résignation, comme l’acceptation d’une défaite : je suis obligé de capituler, la réalité est plus forte que moi. […] Ce oui qui vous est demandé, doit devenir un acte religieux.

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Si vous êtes complétement relâchés musculairement, vous n'êtes plus prêts à prendre, à vous emparer, à fuir, ou à détruire. Le relâchement musculaire va de pair avec la passivité, la soumission et même, d'un certain point de vue, le renoncement, l'abandon, bien que certains animaux soient capables, dans le danger, d'une contraction musculaire immédiate et totale. Mais l'animal a un inconscient beaucoup moins chargé que le vôtre.

L'homme aujourd'hui, abandonné à lui-même puisque, sauf exception, la religion ne joue plus qu'un rôle très superficiel dans sa propre vie, ne compte que sur ses propres forces pour vivre, pour satisfaire ses désirs et se protéger contre ses peurs. Vous êtes toujours sur le qui-vive. Vous ne connaissez pas la source inconsciente de ces tensions mais elles sont là. Si vous êtes totalement décontracté physiquement, vous acceptez, pour l'instant, de ne chercher ni à fuir, ni à détruire, ni à prendre.

Comprenez bien ce point. Il y a dans le relâchement musculaire un renoncement fondamental à la prérogative d'homme tendu, sur le pied de guerre, prêt à prendre, prêt à attaquer, prêt à réagir. Croyez-vous qu'une femme qui serrerait les dents et se contracterait pour mieux accomplir sa tâche de procréatrice aurait une grossesse supérieure ? Sûrement pas ! Moins une femme est sous tension musculairement, moins elle est dans un état de protection, plus les lois naturelles jouent harmonieusement et plus cette grossesse s'accomplit harmonieusement elle aussi.

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La « Libération » c’est d’abord le complet relâchement de toutes les tensions physiques, émotionnelles et mentales. Cela ne se fait pas tout seul.

Revenez à l'exemple plus accessible du relâchement musculaire. Vous ne pouvez pas vous relâcher comme vous pouvez vous contracter, et cela ne se relâchera pas tout seul. Je suis vigilant donc d'une certaine façon actif : relâchons le front, encore plus, les sourcils, la mâchoire, l'épaule droite, l'épaule gauche, le poignet droit, le poignet gauche... Je relâche, je relâche. Et ce mouvement de relâchement va à l'inverse de l'attitude habituelle, parce qu'être relâché c'est être vulnérable, c'est renoncer à être sur la défensive, prêt à agir. Dans le principe même du relâchement, nous tournons le dos à la contraction musculaire qui nous donne l'impression sécurisante que nous sommes actifs.

Vous avez peur de cette attitude passive. Le langage mystique, qu'il soit celui des soufis ou des chrétiens n'a plus cours, il fait sourire, il choque, et tout le monde rêve d'être le moins passif possible. Hommes ou femmes, tout le monde veut être actif. Les gens se trouvent trop passifs, donnant à ce mot le sens de désabusé, fatigué, manquant d'énergie. Ce n'est pas du tout la même chose et ce point-là doit être bien clair. Que le mot passif soit associé dans votre esprit au mot actif, comme le mot inspiration est associé au mot expiration, ou le mot jour associé au mot nuit, en leur attribuant une valeur égale. Et trouvez des termes plus justes pour les états de lassitude, de découragement, de dépression, de fatigue et de manque de cœur à l'ouvrage qui font que l'on cherche quel remontant on pourrait prendre ou simplement que l'on aspire à un peu de vacances ou de repos

En ce qui concerne la spiritualité, c'est la passivité, en vérité, qui l'emporte sur l'activité et c'est la compréhension de la valeur de la passivité qui vous sauvera, parce que l'activité ordinaire a une limite. Elle émane de l'état de conscience appelé aveuglement, ignorance, sommeil, et ce n'est pas cette activité qui pourra vous conduire au-delà de l'égo ou du mental, ce mental qui doit être détruit. Elle peut seulement vous être utile pour éliminer peu à peu la fausse activité et vous permettre de découvrir la vraie passivité. Intérieurement, soyez activement passifs. Soyez suffisamment vigilants pour écarter l’agitation, renverser l’attitude ordinaire, opérer une conversion et vous réunifier pour vous offrir à l’action d’une force bien plus vaste que la limitation du mental et de l’égo.

Extérieurement soyez passivement actifs. Bien sûr qu’extérieurement nous sommes actifs mais il y a une manière décontractée de l’être, sans tension, comparable à celle de l’acteur qui joue un rôle sur scène.

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Intérieurement, soyez activement passifs ; extérieurement soyez passivement actifs. C'est une conversion, un retournement de l'attitude habituelle. L'égo ne connaît que lui, il n'a aucune certitude qu'une force divine puisse venir à son aide et il veut tout résoudre par lui-même, par l'effort ordinaire. Et, bien sûr, l'autre face de cet effort ordinaire, c'est la passivité ordinaire, la lassitude, la fatigue, la dépression, tout pèse trop lourd, je n'ai plus goût à rien. Vous ne pouvez pas dissocier le couple activité-passivité. Si vous êtes actifs de la manière ordinaire - et 99,9% des êtres humains en Occident sont actifs de la manière ordinaire c'est l'égo qui est actif, qui n'a confiance qu'en lui, qui vous maintient dans la tension vers un but et qui a comme autre face le découragement quand ce n'est pas l'effondrement.

Vous ne pouvez pas demeurer tout le temps actifs au sens ordinaire du mot mais, si vous équilibrez harmonieusement l'activité et la passivité, vous ne connaîtrez plus ces mouvements cycliques d'exaltation et de dépression où, un jour, tout vous paraît possible et où, une semaine plus tard, vous touchez le fond du découragement. Si vous êtes, intérieurement, activement passifs et, extérieurement, passivement actifs, vous pourrez demeurer équanimes qu'il fasse chaud ou froid, qu'il y ait beaucoup de travail ou qu'il y en ait peu, que tout aille bien ou que tout aille mal. Vous ne serez plus soumis à des changements d'états intérieurs sur lesquels vous n'avez aucun pouvoir. Vous atteindrez la stabilité.

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Comment pouvez-vous être activement passifs, mais passifs ? La méditation, c'est le non-effort absolu. Voilà la vérité. Seulement, vous êtes tout le temps en état d'effort pour empêcher que ce qu'il y a dans la profondeur vienne à la surface, pour continuer à réprimer, à refouler, à censurer, et c'est cette résistance qu'il faut écarter. Mais on ne peut pas obliger la profondeur à s'exprimer. On peut agir sur ce qui nous empêche de nous exprimer. Et là il y a une habileté à trouver. Certains la découvrent très vite, tout de suite, mais d'autres mettent beaucoup plus longtemps et ils continuent à lutter pour tenter d'unir la surface et la profondeur.

Il n'y a pas d'effort qui tienne. Il faut découvrir, par la vigilance, le secret du non-effort et, en ce sens, toute tentative de silence est précieuse. Je lâche, j'essaie de lâcher, de ne plus agir, de laisser faire. Ce n'est pas l'atman qui va se révéler pour commencer, ce sont vos peurs enfouies, vos tristesses non consolées, vos désirs non accomplis, mais c'est le Chemin qui vous conduira un jour à ce que, de la même manière, dans ce silence intérieur, l'Infini vous accueille. Il s'agit d'un effort bien particulier. Cherchez-en le secret jusqu'à ce que vous l'ayez trouvé. Cet effort de non-effort consiste à me rendre activement non-actif pour que quelque chose s'accomplisse qui ne peut s'accomplir que dans l'abandon, le lâcher-prise, la confiance, la soumission, l'ouverture.

Extérieurement, qu'est-ce que le non-agir ? Vous avez d'abord à découvrir la manière qui vous sera la plus vite compréhensible pour agir détendu, sans crispation : « Ce qui m'est possible, je le fais ; ce que les circonstances demandent de moi, je le fais. C'est toujours une soumission. Soumission à la nécessité des situations, la nécessité des conditions qui sont les vôtres.

Des circonstances se présentent, sur lesquelles vous n'avez qu'un pouvoir très limité même si nous admettons que vous avez un certain pouvoir, et répondre aux circonstances c'est d'abord se soumettre à elles pour que votre réponse soit juste et adaptée. Moyennant quoi, vous pourrez en effet être actifs, donner un coup de téléphone, écrire une lettre, peut-être parler avec fermeté et sévérité, peut-être même manifester une colère, mais en étant intérieurement aussi neutres, aussi détendus que le comédien en scène, agissant en apparence comme celui qui est impliqué mais intérieurement complétement détachés.

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La vie spirituelle commence quand nous devenons l’instrument d’une réalité, d’une vie, d’une énergie bien supérieure à tous égards à nos fonctionnements habituels, même notre efficacité, notre intelligence, notre savoir. Ce n’est plus moi qui agis c’est la sagesse qui agit à travers moi. C’est d’abord cela que l’Inde dénomme l’état-sans-égo. Ramdas disait : « soyez l’instrument, mais un instrument conscient pas comme un stylo inconscient de ce qui s’écrit à travers lui ».

P157 : Arnaud conseille de lire les carnets de pèlerinage de Ramdas. « Livre si original et convaincant ».

P195 : « si vous entrainez trop loin sur la droite un balancier, dans son propre élan il ira aussi loin sur la gauche. C’est une loi, autant vaut le savoir et ne plus l’oublier. »

P197 : Qu’est ce que je ressens, moi, à coté de cette petite fille qui m’explique : « quand je serai une épouse, quand je serai une mère ». C’est une autre préparation que de rêver : « quand j’aurai un mari, tout ce que ce mari va faire pour moi ».

Il est juste que ce sentiment d’être et non d’avoir, qui n’est pas la possession mais l’amour, ait grandi peu à peu chez deux adolescents pour les préparer à vivre, homme et femme, une relation juste. Non pas vouloir toujours que l’autre soit un avec moi, mais essayer, moi d’être un avec l’autre.

P202 : Je n’ai connu en Europe que très peu de couples vraiment harmonieux, le plus souvent des couples profondément religieux, sincèrement et véridiquement religieux. […] En Inde, le mariage est une voie spirituelle autant que devenir ermite dans une grotte ou moine sur les routes, un chemin vers la Libération, le dépassement de l’égo, la destruction du mental, la réunification.

P203 : Souvenez vous que toute la Manifestation est fondée sur une bipolarité : positif et négatif, actif et passif, masculin et féminin, inspirer et expirer, recevoir et donner. S’il y a « deux », deux ont une certaine relation : attirance et peur ou attraction ou répulsion.

P210 : D’autres part, il a été observé que lorsque la respiration s’arrête, la pensée s’arrête aussi. C’est une constatation que vous pouvez faire. Le temps où il vous est possible de maintenir la respiration bloquée est un temps où il vous est aisé de ne plus avoir de pensées, alors que la multiplicité des pensées assaille tous ceux qui tentent d’une manière ou d’une autre de méditer.

P214 : Quand vous écoutez, vous avez une attitude féminine, quand vous parlez, vous avez une attitude masculine. De même, pour qu’il y ait harmonie sexuelle, il est nécessaire que l’homme ait développé en lui la pleine stature de mâle, la capacité à intervenir sur le monde pour le changer ou le transformer.

P216 : C’est la demande chez l’homme que la femme soit féminine et chez la femme que l’homme soit viril. […] que la femme manifeste véritablement la capacité à écouter, recevoir, entendre, accueillir, et l’homme la capacité de faire, agir, créer, intervenir, promouvoir.

P218 : Ce qu’une femme attend d’un homme pour pouvoir vraiment se donner à lui, selon l’expression consacrée, c’est qu’il se manifeste comme homme, qu’elle le voie aux prises avec le monde, qu’elle le voie réellement aux prises avec le monde. Et l’idée que cet homme a manié des chiffres pendant la journée n’est pas suffisamment émouvante. […] Ne cherchez pas à perfectionner une technique de caresses ou une autre. Ce n’est pas l’essentiel. Cherchez à comprendre dans quelle mesure vous incarnez vraiment pour votre compagnon la femme et dans quelle mesure vous incarnez vraiment l’homme pour votre compagne.

P231 : J’affirme : on ne peut vraiment aimer que quand on n’a plus besoin d’être aimé. […] Ce qui définit l’être humain c’est le besoin d’être aimé. Swamiji m’a dit un jour: « Vous êtes un mendiant ».[…] « “You are a beggar, you are begging for love”. Si vous êtes honnêtes, vous verrez que, quelles que soient vos réussites professionnelles ou mondaines, même vos réussites de séductrice ou de conquérant, vous êtes des mendiants qui continuent à quémander l’amour.

P232 : Voyez, au moment des résultats d’une élection, avec quelle émotion les hommes politiques accueillent le succès ou la défaite, une émotion qui va beaucoup plus loin que leur carrière, une émotion qui signifie « on m’aime », « on ne m’aime pas » ou « on ne m’aime plus ». Si vous avez l’honnêteté, le courage de voir combien vous mendiez l’amour, vous aurez déjà franchi une étape. Ne jugez pas, ne prenez pas peur mais commencez par regarder ce qui est.

P233 : Mais fondamentalement le besoin d’être aimé vient de cette conscience limitée de l’égo, moi séparé de l’autre, l’autre qui va se conduire selon ses propres impulsions à lui, sur qui je ne peux pas compter, qui ne sera jamais un musicien obéissant à ma baguette de chef d’orchestre, selon l’expression de Swamiji.

P237 : Le sage nous aime tel que nous sommes. […] Le sage nous aime comme Dieu nous aime, sans jugement.

P240 : Vous ne vous sentirez pas aimés tant que vous ne vous aimerez pas vous-mêmes. Souvenez-vous : on ne peut aimer que quand on n’a plus besoin d’être aimé, on ne peut vraiment ressentir l’amour qui nous est donné que quand on n’a plus besoin d’être aimé parce qu’il n’y a plus de peur à l’arrière-plan, on n’a plus besoin d’être aimé quand on a vraiment été aimé par soi-même. Voilà l’impasse dans laquelle se débattent la quasi-totalité des hommes et des femmes.

P243 : L’amour est plus important que tous les aspects techniques des différentes sadhanas : concentration, méditation, asanas…

P245 : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Vous ne pouvez pas aimer qui que ce soit si vous ne vous aimez pas vous-mêmes.

P246 : Ne jugez plus. Ne jugez plus les autres et ne vous jugez plus vous-mêmes. Essayez d’aimer les autres tels qu’ils sont et de vous aimer tels que vous êtes, essayer de comprendre les autres tels qu’ils sont et de vous comprendre tels que vous êtes La compréhension conduit à la sympathie, la sympathie conduit à l’amour. C’est vrai dans votre relation avec les autres, c’est vrai dans votre relation avec vous-mêmes.

P247 : “Your being attract your life”.[…] Accueillir le défavorable autant que le favorable, avoir l’expérience réelle, sans refus, de l’aspect cruel de l’existence vous conduit à découvrir que la souffrance n’est pas douloureuse. Quand vous savez en votre for intérieur que vous avez le pouvoir de ne plus souffrir, même dans des situations douloureuses et qui autrefois eussent peut-être été atroces, votre certitude illumine toute rencontre avec un être du sexe opposé. « Il peut me faire du bien mais il ne peut pas me faire du mal ».

Fin : Si nous n’avons plus besoin d’être aimés pour nous sentir être et pour échapper à la peur, l’amour, l’amour humain nous est donné par surcroît. Ne pensez pas que vous n’aurez plus accès qu’à l’amour transcendant du moine ou de l’ermite qui aime l’humanité entière du fond de sa grotte ou de son monastère. Vous aurez accès à la sérénité, à la paix qui dépasse toute compréhension, à sat-chit-ananda, ceci vous le savez, vous l’avez entendu, vous l’avez lu, mais vous aurez aussi accès à cet amour humain dont tant rêvent et que si peu découvrent vraiment. Le chemin de la Vérité n’est pas seulement austérité ! Be happy. Soyez heureux.

Citations recueillies par Viafx24 et publiées en juillet 2026.

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