Analyse du film Truman show

Préambule

Je vais analyser le film Truman show afin de montrer, entre-autre, qu’il y a malheureusement une énorme similitude entre ce film et ma vie. Autrement dit ce film illustre le faux plancher sur lequel je suis maintenu depuis 43 ans et sur lequel sont maintenus un certain nombre de gens. Il n’est pas simple d’inférer combien cela concerne de personnes mais je ne pense pas prendre de grands risques en parlant de milliers ou de millions.

Pour cette analyse, je vais simplement disserter sur 8 extraits vidéo du film. Je partirai du principe que le lecteur a déjà vu le film et sait donc essentiellement de quoi il parle. Il demeure néanmoins possible de lire cette analyse sans avoir vu le film.

Pendant une bonne dizaine d’années, il m’a été impossible de revoir le film Truman show : cela illustrait ma situation trop brutalement et donc trop douloureusement. Puis à un moment donné, cela a été à nouveau possible et j’ai pu rédiger cette analyse. Tout cela pour rappeler qu’il convient de lire ce texte dans de bonne condition psychique car cela peut-être douloureux. Si vous souffrez à cause de ce que vous lisez -- parce que vous prenez conscience que malheureusement je dis la vérité -- et bien, vous pouvez faire un tour sur « Couleur » pour y trouver une nourriture fournissant plus d’espoir. Alternativement, prenez une grande respiration, sortez prendre l’air, allez vous balader à la rencontre de la nature, du soleil, des animaux… Cela permet de prendre du recul.

Synopsis

Truman Burbank mène une existence apparemment parfaitement ordinaire dans la petite ville de Seahaven : maison, travail, épouse, voisins et amis. Mais il ignore une chose essentielle : toute sa vie est en réalité une émission de télévision.

Depuis sa naissance, Truman est filmé en permanence par des milliers de caméras dissimulées dans son environnement. Les habitants de Seahaven sont des acteurs, sa femme, sa mère, son père et son meilleur ami jouent des rôles, et même le soleil, la météo et certains événements sont contrôlés par la production.

Peu à peu, des anomalies éveillent ses soupçons. Truman commence alors à remettre en question la réalité qui l'entoure et cherche à découvrir ce qui se trouve au-delà des limites de son monde.

Le film pose notamment des questions sur la liberté, la surveillance, la manipulation, la réalité et le libre arbitre.

Extrait 1 : le procédé de gaslighting.

Nous allons nous concentrer ensemble sur le concept de « Gaslight » qui n’a pas de traduction française correcte : Gaslighter quelqu’un c’est manipuler quelqu’un en lui faisant douter de sa réalité, de ses perceptions.

Truman a une trentaine d’année. Dans l’extrait qui suit, on le voit croiser la route d’un SDF. Ce SDF est son faux-père-acteur. Vers l’âge de 10 ans, Truman et son faux-père-acteur faisaient du voilier ensemble par temps d’orage. Une tempête factice les surprend et son faux-père-acteur se noie (ou plus exactement fait croire à Truman qu’il se noie). C’était une demande de la production de l’émission car il fallait absolument que Truman ait peur de l’eau et ne veuille plus quitter l’île sur laquelle il est prisonnier à son insu. Mais le faux-père-acteur, mécontent, réussit à infiltrer le faux-monde où Truman est enfermé et tente de rétablir le contact avec lui. Néanmoins au même moment, tous les acteurs-agents au alentour comprennent ce qui est en train de se passer et exfiltrent manu-militari le faux-père-acteur devant les yeux de Truman. Ce dernier raconte la scène à sa fausse-mère-actrice qui va donc le gaslighter : le faire douter de sa perception de la réalité pour qu’il n’accorde plus aucun crédit à ce qu’il a pourtant vu de ses propres yeux.


Il est important pour une personne non-informée de bien comprendre ce procédé du gaslight car il est utilisé en routine contre nous si nous percevons par erreur des bribes du spectacle, de la supercherie : nos geôliers-agents, dans la prison psychique dans laquelle ils nous enferment à notre insu, se chargent de minimiser, de nier ou de n’accorder aucun crédit à nos perceptions : « tu as dû délirer », « tu es fatigué en ce moment », « tu es parano » etc.

Extrait 2 : le niveau de « faux » et le procédé de discrédit des opposants.

Dans l’extrait qui suit, il y a un flash-back dans le passé : l’époque où Truman était encore au lycée ou à l’université. Il voit une jeune étudiante -- Sylvia -- assise dans l’herbe non loin de lui et il « flash » littéralement sur elle. Mais ce n’est pas la jeune fille que la production a décidé de « fourguer » à Truman en guise d’épouse. Cette dernière, Meryl, pour entrer en contact avec Truman, fait mine de s’effondrer devant lui pour générer un premier contact physique et oral. Puis juste après, au bal du lycée, on voit Truman danser longuement avec Meryl. Mais Sylvia apparaît et on comprend que Truman préférerait danser avec Sylvia. Meryl comprend la situation et immédiatement, des étudiants-acteurs exfiltrent Sylvia du bal un peu brutalement pour ne pas casser l’idylle naissante et factice que la production tente d’amorcer entre Truman et Meryl. Bien sûr Truman ne comprend pas ce qui se passe. Un instant plus tard, on voit Truman dans une bibliothèque : il tombe par hasard sur Sylvia, il se présente mais cette dernière répond « je sais , je n’ai pas le droit de vous adresser la parole. »[…] « je suis désolé, cela ne dépend pas de moi »… Truman insiste et lui propose de sortir et elle finit par écrire « Now [maintenant] » sur une feuille de papier. « si on veut que ça se réalise, c’est maintenant ou jamais ». Ils s’enfuient tous les deux sur une plage. « on a très peu de temps, ils vont arriver d’ici quelques minutes »  « je n’ai pas le droit de te parler, je te l’ai dit ». Puis ils s’embrassent. Rapidement une voiture arrive à toute bringue sur la plage. Et Sylvia décide de lui dire toute la vérité : « écoute moi, le monde entier sait ce que tu fais, tout le monde sait tout sur toi, ce sont des simulateurs, ils jouent la comédie en permanence, je ne m’appelle pas Lauren, je m’appelle Sylvia ». Puis un homme sort de la voiture : « Lauren, chérie, tu recommences » : Truman « Et s’il vous plaît, qui êtes vous ? » « je suis son père » « je n’ai jamais vu cet homme de ma vie, il ment, Truman, je t’en supplie ne l’écoute pas. Tout est faux, c’est un décor, tout est pour toi, uniquement pour toi. Le ciel, la mer, tout est faux. Tout le monde te regarde. Je t’en supplie, ne l’écoute pas, ne le croit pas, il va te mentir ». Truman : « j’aimerais bien avoir une explication » ; le faux-père : « Schizophrénie [on entend mal le mot sur la bande son française mais bien présent sur la bande originale], elle a des crises, on a tout essayé, l’hypnose, les électrochocs... » Sylvia « Écoute, sauve toi et vient me retrouver ».


Que nous révèle cette scène ?

Le mécanisme de tromperie va très loin. Il s’agit toujours de l’objectif de contrôle. Une société secrète choisit pour nous -- dans une certaine mesure sans doute -- nos orientations scolaires et professionnelles, les hobbies mais également les petits-amis/amies et futurs conjoints/conjointes. J’ai écrit, ailleurs sur ce site web, avoir repéré des patterns très suspects en ce qui concerne les « filles » qui se sont retrouvées dans mes bras entre 17 et 23 ans. Pour au moins 4 d’entre-elles, je me demande sérieusement dans quelle mesure le hasard était à l’œuvre. Je sais : c’est monstrueux et c’est pour cela que c’est secret. Ils veulent le contrôle et pour le contrôle, ils sont capables d’aller très loin.

Évidemment, si vous vous doutez de quelque chose ou si vous remarquez des incohérences, on vous « gasligtera ». Si par hasard, à l’image de Sylvia, quelqu’un parle, il sera discrédité, on prétendra qu’il est schizophrène etc. Dans le monde des services secrets / société secrète, vous n’imaginez pas à quel point le terme « schizophrène » est utilisé pour discréditer la parole de quelqu’un. Il s’agit d’ailleurs d’un des principaux mécanismes de répression secret : l’internement de ceux qui refusent de se taire. Je sais de quoi je parle, ils me l’ont fait.

Si tout cela vous blesse, vous pouvez ré-écouter ici le concerto pour piano de Chopin qu’on entend à l’arrière plan sonore de cet extrait. Vous écouterez quelque chose de vraiment beau par rapport aux révélations que je vous fais là.

Extrait 3 : la prise de conscience que quelque chose cloche.

En écoutant la radio dans sa voiture, il y a un « bug » au niveau des stations et Truman tombe par hasard sur une fréquence radio qui permet à chaque acteur-agent de se synchroniser par rapport au spectacle autour de Truman. « il roule vers l’ouest sur le boulevard, les figurants sont prêts, il sera sur vous d’ici 1 minute 30 ». A la radio, on finit par entendre « désolé chez auditeur, j’ai l’impression que nous avons été parasité par une fréquence de la police, ça arrive quelque fois et cela peut provoquer des catastrophes ». Truman commence à comprendre quelque chose : il marche bizarrement dans la rue : il commence vaguement à pressentir que tout est faux : il scrute tout autour de lui mais le jeu de la majorité des acteurs est parfait. Il voit néanmoins un homme avec un chapeau qui a un comportement suspect et le suit. Il décide de rentrer n’importe où, dans le premier building venu et fait mine de vouloir prendre l’ascenseur. Mais il tombe nez à nez avec une fausse pièce derrière l’ascenseur qui sert aux acteurs pour se reposer, manger un morceau etc.. Les acteurs referment rapidement les portes et les vigiles l’expulsent mais il voit bien qu’il y a quelque chose qui cloche gravement.


Cette scène me permet de discuter de deux points. Souvent je me demande dans quel mesure les agents autour de moi [essentiellement tout le monde] ne bénéficient pas d’un moyen de communication radio pour les aider dans la synchronisation du spectacle, du faux car cette synchronisation semble souvent surprenante, parfaite. Néanmoins, il me semble tout à fait probable également que les agents soient capables d’agir sans support de communication radio. Ce ne sont que des hypothèses de ma part.

Notez également qu’on ne vous laissera pas regarder les coulisses du spectacle. Si vous tombez dessus par hasard, vous serez systématiquement éjecté manu-militari : «  cela ne vous regarde pas » : la société secrète ne laisse évidemment aucun non-agents l’observer sans conséquence. Dans mon cas, les conséquences, ce sont 12 ans de persécutions quotidiennes. Car c’est la grande différence entre le monde de Truman et le mien : son monde correspond à mon monde de 0 à 31 ans c’est à dire quand je ne savais rien. Mais une fois une partie de la vérité découverte, la société secrète n’a pas eu d’autres choix que de mettre en place des persécutions secrètes pour me faire taire : internement, simulacre d’exécution, menaces, dizaines de messages-piqûres secrets quotidiens, expulsion, cambriolage etc. : la panoplie classique des persécutions. Ainsi, je n’ai pas vécu seulement dans le monde horrible et factice de Truman mais également dans le monde horrible des persécutions secrètes. Et bien, croyez-moi si vous voulez, je n’ai jamais regretté le premier monde factice. La société secrète voudrait qu’il s’agisse d’un paradis : le paradis qu’elle a su implémenter ? Il n’en est rien : c’est simplement un enfer d’une autre sorte. Mieux vaut la vérité et les persécutions, croyez-moi.

Extrait 4 : la première tentative d’évasion.

Truman se rend dans une agence de voyage pour partir aux îles Fidji. On notera les posters anxiogènes au mur pour le dissuader de partir (terrorisme, maladie, animaux sauvages, délinquance...). Évidemment, il n’y a aucune place pour les îles Fidji avant 1 mois. Il décide donc de prendre un bus pour Chicago. Dans le bus, on voit différents profils : militaire, bonne sœurs et une petite fille-actrice qui commet un impaire « Maman, c’est lui, c’est Truman ? ». Cela illustre quelque chose que j’ai écrit 100 fois sur ce site web : les agents touchent toutes les catégories de gens: les vieux, les enfants, même les bonnes sœurs, j’ai pu le vérifier. C’est dur et c’est bizarre -- et je n’explique pas tout -- mais c’est comme cela. Évidemment, le bus tombe en panne et Truman ne peut donc pas partir. Tous les acteurs sortent docilement du bus sauf Truman. Puis ce dernier rentre chez lui et attend sa femme dans la voiture : elle monte et il lui montre un exemple de scripts c’est à dire de scènes factices : « une dame passera sur une bicyclette, suivi d’un homme portant un bouquet de fleur, puis d’une coccinelle cabossée ». « tu veux savoir comment j’ai fait ? Je vais te le dire, ils tournent en boucle, ils font le tour du bloc et ils repassent ». Sa femme essaie bien de détourner la conversation mais il ne se laisse pas faire : il tente de partir en voiture mais évidemment, d’un coup, il y a un énorme bouchon synchronisé. « bouché à tous les carrefours, magnifique synchronisation, tu ne trouves pas ? ». J’ai coupé la vidéo ici mais cela continue longtemps : ils arrivent à franchir un pont mais il y a un incendie sur la route, ils passent quand même mais il y a un accident nucléaire… Truman fait tout ce qu’il peut pour fuir mais c’est la police qui a le dernier mot et qui finit par le ramener chez lui de force.


J’ai souvenir, dans mon passé, de quelque chose qui pourrait ressembler à cela. J’avais 19 ans et je suis parti seul en Espagne dans des circonstances assez difficiles : j’abandonnais mes études de médecine après un investissement colossal. Je partais donc très affaibli psychiquement. Or il m’est arrivé un peu trop de problème là-bas : mauvaises rencontres, cambriolage de ma voiture, puis un accident de voiture violent durant la nuit suivi d’un refus de constat amiable donc pas de trace du conducteur coupable… Cela fait beaucoup d’obstacles étranges en l’espace de 48 heures… Régulièrement pourtant, un agent-ami d’enfance cherchera à me faire parler sur ce qui s’est précisément passé, même 15 ans plus tard. C’est étrange et cela va à l’encontre de mon hypothèse puisque le pouvoir en place doit bien savoir ce qui s’est passé. Par la suite, il me sera évidemment très difficile de repartir seul, de voyager seul. C’est peut-être la règle du « jamais deux sans [cheval de ] Troie/trois » : le pouvoir n’aime probablement pas trop laisser partir des gens naïfs seuls dans un pays étranger : le contrôle et la visibilité sur ce qui peut se passer est trop faible. Or le contrôle et la visibilité obnubilent ceux qui sont au pouvoir.

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Extrait 5 : la prise de conscience de l’implication de sa femme.

Truman discute avec sa femme chez lui. Il met en évidence que sa femme ne l’aime pas vraiment. Elle ne sait pas trop quoi répondre et place simplement une publicité pour le cacao : Truman voit bien qu’il n’y a aucune logique derrière tout cela et s’énerve. Le ton monte et l’argument de la santé mentale « je crois que tu fais une dépression nerveuse » est la seule réponse que trouve sa femme. « je pense que tu es dans le coup » lui répond-il. Et elle commence à avoir peur et attrape des sortes de couteaux sur la table de la cuisine. Truman réussit à la saisir néanmoins et alors elle hurle « aidez-moi ». « Quoi ? Qu’est ce que tu as dit ? A qui tu parlais ? » Un sourire gêné de sa femme « je n’ai rien dit »… Elle tente de s’enfuir, Truman la rattrape et Marlon, son « meilleur ami » d’enfance rentre alors avec un pack de bière… Meryl se réfugie dans ses bras et dira « je ne veux pas continuer dans ces conditions, ce n’est pas dans mon contrat » tout en s’effondrant en larme.

Truman discute alors avec Marlon, dehors sur un ponton d’autoroute.

« Je ne sais plus, Marlon, peut-être que je deviens fou. J’ai l’impression que le monde entier repose sur moi » « c’est peut-être un peu trop pour tes petites épaules, tu prends tes désirs pour des réalités, tu aurais voulu faire autre chose de ta vie : c’est normal, on a tous rêvé devant notre glace qu’une émission de télévision nous était consacré : tout le monde aimerait briller  » « non c’est pas cela : tout le monde a l’air d’être de mèche » « je suis ton meilleur ami depuis l’âge de 7 ans, Truman. Je suis sûr que je n’aurais jamais pu m’en sortir à l’école si je n’avais pas copié sur toi. Nos devoirs étaient identiques, ça me gênait pas, ça me rassurait au contraire parce que je savais que quelque soit le résultat, on aurait une bonne note tous les deux… » « ou zéro tous les deux » « je me rappelle quand on a passé la nuit debout tous les deux sous la tente parce que tu voulais jouer au pôle nord : j’ai eu une pneumonie, tu te rappelles ? » « oui, tu as été absent pendant un bon mois » « et si j’avais eu un frère, j’aurais voulu qu’il soit comme toi. Je sais que la vie ne nous a pas donné tout ce dont nous aurions rêvé : je connais cela, ce sentiment que tout nous file entre les doigts et on ne veut pas s’y résigner alors on cherche des réponses ailleurs mais [ et là on voit que c’est le producteur principal -- Christof -- qui lui souffle les mots via une oreillette] je veux que tu saches que je serais prêt à faire n’importe quoi pour toi et qu’il n’y aurait rien de pire à mes yeux que de te trahir. Tu te rends compte ? Si tout le monde est de mèche contre toi, alors moi aussi je suis dans le coup. Je ne suis pas dans le coup pour une bonne raison c’est qu’il n’y a pas de coup. »


Un discours qu’il m’est difficile d’écouter parce que cela me rappelle ce que tous mes amis -- y compris mes amis d’enfance -- ont plus ou moins fait avec moi. Et pourtant ils mentent. Tous. Comment peut-on faire cela à un prétendu ami ? Je ne sais pas : c’est monstrueux. Truman est déstabilisé bien-sûr parce que le discours sonne vrai. Mais c’est faux. Souvent, il me vient à l’idée d’envoyer cette vidéo à plusieurs des mes amis d’enfance… C’est méchant peut-être mais c’est sans comparaison avec ce qu’ils osent me faire évidemment. Pour l’instant, je me retiens, considérant que je ne ferais par là qu’accroître la maladie du monde, d’ajouter de la souffrance à la souffrance. Et d’un autre coté, cela me soulagerait peut-être et me permettrait de dire assez précisément ce que je leur reproche : pour qu’ils ne puissent plus jamais prétexter ne pas avoir compris exactement à quel niveau se situait le problème… C’est également leur donner une ultime chance de me dire la vérité. On verra.

Extrait 6 : débat sur le plateau télévisé avec celui qui est au commande : Christof.

« Au commande, Christof : une petite question ? Comment expliquez vous que Truman n’est toujours pas à ce jour, découvert la vraie nature du monde dans lequel il évolue » « chacun de nous accepte la réalité du monde auquel il est confronté, c’est aussi simple que ça ». Et malheureusement c’est vrai. La technologie sous-jacente permet effectivement probablement de créer des niveaux de vérités/ de réalités différents et personnalisés suivant les personnes. Et ces personnes -- qui évoluent donc sur un faux-plancher qu’elles ne perçoivent pas -- n’ont pas d’autres choix que d’accepter la réalité telle qu’on la leur présente et donc telle qu’elles la perçoivent. Il est extremement difficile de s’élever contre « tous les autres »  et la société secrète compte beaucoup sur cet effet. Même quand on sait la vérité, il n’est pas si simple de l’imposer aux autres [les agents-menteurs] en permanence car cela ne mène que vers la solitude extrême, la souffrance et le suicide. C’est comme pour un enfant de 6 ans qui aurait parfaitement compris que le père Noël n’existe pas mais qui se retrouverait intimidé par des adultes et grand frères qui lui assurent le contraire : c’est déstabilisant et il sent que résister trop frontalement n’aboutira qu’à son isolement et donc à la souffrance. Les mensonges collectifs existent malheureusement et même quand on sait que tout est faux, il n’est pas facile de s’élever en contre car alors on en subit les conséquences -- la violence sous une forme ou une autre -- de plein fouet. Il y a ceux capables de résister envers et contre tout et ceux qui vont se laisser convaincre -- même si ils savent la vérité au fond d’eux-même -- et accepter plus ou moins les arguments issus du processus de gaslighting.

Dans la suite du dialogue, Sylvia discute avec Christof à l’antenne :

« Bonjour Christof, je n’ai qu’une chose à vous dire, vous êtes un menteur et un manipulateur : ce que vous faites vivre à Truman est monstrueux » « Sylvia, vous avez un sens évident du mélodrame mais vous croyez vraiment parce qu’un jour, le regard de Truman s’est posé sur vous et que vous avez pu voler quelques instants d’antenne pour faire passer votre message politique, vous croyez vraiment que vous le connaissez et que vous pouvez savoir ce qui est bon pour lui ? Vous pensez vraiment que vous êtes en droit de juger ? » « parce que vous avez le droit, vous, d’adopter un bébé et de faire de sa vie un spectacle permanent ? Vous ne vous sentez jamais coupable ? » « grâce à moi, Truman a eu la chance de grandir dans un monde de rêve : c’est votre monde, celui dans lequel vous vivez, qui est anormal : seaheaven : c’est le monde tel qu’il devrait être » « Truman n’est pas un acteur, c’est un prisonnier, regardez-le, voyez ce que vous avez fait à cet homme » « il peut partir à tout moment à condition que cela réponde à autre chose qu’à une vague ambition bien-sûr : il faudrait qu’il soit absolument déterminé à découvrir la vérité alors rien ne pourrait l’en empêcher. Non, je crois que ce qui vous chagrine en réalité, c’est qu’en fin de compte, Truman préfère sa cellule, comme vous dite. » « C’est là que vous vous trompez, lourdement, et il vous le prouvera » Puis un troisième interlocuteur : « je crois qu’on peut dire pour conclure que mise à part les réticences d’une minorité extrêmement tapageuse, il s’agit finalement d’un expérience très positive » « oui, pour Truman et pour son public. »


L’erreur de Christof c’est de penser que son monde est paradisiaque et que Truman y est heureux. Or il n’en est rien : j’ai largement disserté sur ce site web sur le fait que la société secrète implémente « son monde paradisiaque » mais ceux qui y vivent en l’ignorant subissent un empoisonnement par le faux aussi douloureux qu’il est inconscient.

« vous avez pu voler quelques instants d’antenne pour faire passer votre message politique »

Cette phrase pourrait aussi illustrer ce que représente ce film : ce Truman show qui dit la vérité un peu plus en clair que d’habitude : un groupe hostile aux Trumans shows réels [ces prisons psychiques dans lesquelles je suis enfermé actuellement] aurait pu obtenir suffisamment de pouvoir pour diffuser son idée et donc ce message par le biais de ce film. Ce n’est qu’un hypothèse de ma part mais le Truman show (1998) est diffusé à l’époque de la diffusion du premier volet de Matrix (1999) qui traite d’un thème similaire (faux-plancher): il ne me semble pas impossible qu’un individu ou un groupe politique organisé ait obtenu assez de pouvoir pour diffuser ce message politique par l’entremise de ce film. Et effectivement, ce qu’on m’a fait et continue de me faire subir est tout simplement monstrueux.

Christof affirme que Truman peut sortir s’il le veut vraiment. Dans les faits, on constatera à la toute fin du film qu’il ne laisse Truman sortir qu’après avoir vérifié à 2 reprises qu’il était prêt à mourir pour connaître la vérité. Et il regardera très attentivement la scène de noyade pour prendre sa décision. Je ne sais pas exactement à quoi correspond cette scène dans la réalité néanmoins tout ce que je peux dire c’est que rien ne me laisse entendre que je peux sortir de cette prison -- sauf peut-être à accepter de devenir un agent-persécuteur et je n’en suis même pas sûr [c'est de toute façon hors de question évidemment] -- . J’ai largement dénoncer tout cela en long en large et en travers, j’ai menacé de me suicider des dizaines de fois, je me suis auto-mutilé les poignets, je fais part de souffrances insupportables : rien n’a jamais permis d’arrêter le traitement que je subis. Vous voilà prévenu. Je ne sais pas exactement ce qui se cache derrière tout cela : le fonctionnement et l’idéologie exacte de cette société secrète mais je vois bien qu’elle se retrouve bloquée avec moi. Et je pense qu’elle ne craint pas réellement ma mort par suicide. De nombreuses personnes ont déjà dû se suicider à cause de cette monstruosité et malgré cela, le système [avec ces Trumans show, ces faux-plancher, son spectacle, sa violence etc.] perdure probablement parce que trop de gens ont intérêt à ce qu’il en soit ainsi : c’est ce qu’ils appellent « leur paradis… ».

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Extrait 7 : l’évasion.


Truman réussit à s’échapper discrètement et prend un voilier pour aller en mer malgré sa phobie de l’eau. Le voilier s’appelle le santa Maria : le même nom que le bateau de Christophe Colomb lorsqu’il a découvert l’Amérique. C’est vraiment la découverte d’un nouveau monde secret et ce choix du nom de bateau n’est donc pas un hasard. On le voit siéger au gouvernail de son bateau avec la casquette du capitaine [métaphore classique du bateau illustrant la reprise en main de sa propre vie]. Christof aura ses mots « l’image du héros » et sa direction c’est « vers Sylvia » c’est à dire vers celle -- la seule -- qui lui a dit la vérité.

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Personne ne peut le rejoindre en bateau parce qu’ils ne savent pas se servir d’un bateau « c’est des acteurs ». Cela pourrait illustrer le fait que là où il va, personne parmi les agents ne peut le suivre : gouverner son bateau c’est être libre : libre de dire ce que l’on veut, de faire ce que l’on veut : les agents ne peuvent pas faire cela aussi facilement : ils sont contraints par une foule de règles qui structurent secrètement leur société.

Christof donne son aval d’un hochement de tête pour le déclenchement de la tempête. Métaphoriquement, cette tempête pourrait représenter la mise en place des persécutions secrètes : « la tempête dans l’existence » quand on subit des choses monstrueuses destinées à nous faire taire : internements, menaces, violences etc...

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On voit le compas du bateau tourner : métaphore d’une personne qui perd le nord à cause des persécutions et diverses intoxications: qui ne sait plus que penser, que dire, que faire… Truman est profondément déstabilisé et finit par tomber à l’eau, le tout à l’antenne devant le monde entier. Mais Truman réussit à remonter à bord du bateau. Christof regarde très attentivement. Truman hurle « vous allez être obligé de me tuer ». Christof décide de monter tous les paramètres au maximum : le vent etc. pour le faire chavirer. « c’est dingue il va se noyer ». « faite-le c’est un ordre ». on voit alors une énorme vague s’abattre sur Truman et il se noie. On le voit alors la tête sous l’eau. Alors Christof se décide enfin à arrêter. Que signifie cette noyade métaphoriquement ? Sa réédition ? Possible mais ce n’est pas sûr. Truman réussie tout de même à sortir de l'eau, se relever et hisser sa voile. Il finit par toucher les limites du monde factice et sa proue en forme de tête d’aigle [symbole du pouvoir Américain?] traverse même un mur sur lequel sont dessinés de faux nuages.

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Il finit par trouver un escalier puis une poignet de porte sur laquelle on voit inscrit « exit ». Truman ouvre la porte et c’est alors que Christof prend la parole. On distingue des effets de lumière dans le ciel qui donne le sentiment que c’est Dieu qui parle à Truman. Je retranscris le dialogue d’une version du film sous-titré : les dialogues de la bande audio sont peut-être légèrement différents :

Truman :« Qui êtes vous ? »

Christof : « Je suis le créateur d’une émission de télévision qui donne de l’espoir, de la joie et de l’inspiration à des millions d’hommes et de femmes.»

Truman : « Et moi qui suis-je ? »

Christof : « Tu es le héros. »

Truman :« Rien n’était vrai ? »

Christof : « Toi tu étais vrai. C’est pour ça que tu étais si bon. Écoute moi Truman. Il n’y a pas plus de vérité ici que dans le monde que j’ai créé pour toi. Mêmes mensonges, même supercherie, mais dans mon monde, tu n’as rien à craindre. Je te connais mieux que toi-même. »

Truman : « Il n’y a pas de caméra dans ma tête ! »

Christof :« Tu as peur. C’est pourquoi tu ne peux pas partir. Ce n’est pas grave. Je comprends. Je t’ai suivi toute ta vie. Je t’ai vu naître, faire tes premiers pas. J’étais là quand tu es entré à l’école. Quand tu as perdu ta première dent : tu ne peux pas partir. Allez, ta place est ici. »

Sylvia : « Tu peux le faire »

Christof : « … avec moi, parle moi, dis quelque chose, parle, bon sang, tu es à la télévision ! En direct dans le monde entier ! »

Truman :« Si je ne vous revois pas, une bonne soirée et une excellente nuit »

Truman tire son chapeau et sort. Sylvia descend les escaliers en courant. On imagine qu’elle le rejoindra. Tout le monde est content sauf Christof qui est triste : il a perdu. Un autre décide de rendre l’antenne. Le Truman show est fini. On entend le générique de fin avec une musique grave ce qui appuie l’idée que ce film est un message politique.

Un point sur lequel je veux rebondir est le fait que le monde derrière le spectacle, le monde de la société secrète contient probablement lui-aussi -- mais à un autre niveau sans doute plus subtile -- mensonges et supercheries. Truman s’appelle Truman car il est celui qui est vrai, authentique [True Man en anglais : L’homme vrai/authentique]. Je sais aussi que je me retrouve dans cette position de persécution depuis 12 ans parce que je suis en moyenne nettement plus vrai et authentique que la majorité des gens que j’ai rencontré dans ma vie. Il m’arrive aussi de faire des petits mensonges, de ne pas oser dire telle vérité pour ne pas blesser un tel ou de me retrouver dans des institutions où il n’est pas si facile de dire ouvertement ce qu’on pense, mais en moyenne, la vérité finit par suinter par les pores de ma peau. Les autres sont câblés différemment ou ont bénéficié d’une formation d’agents qui leur permet sans doute d’être plus à l’aise dans le faux, le mensonge ou le rôle. Il est possible qu’il en résulte le fait qu’ils se retrouvent TOUS sans référence pour établir la vérité puisque TOUS sont experts pour raconter n’importe quoi. D’où la nécessité de recourir à des étalons de vérité : des gens naïfs qui ignorent tout et qui sont observés dans l’ombre et à qui on fait dire ce qui est ensuite utilisé comme vérité « sortie de la bouche d’un enfant ». Ce n’est qu’une hypothèse mais le nom de Truman « burbank » laisse entendre avec le mot Bank que Truman pourrait représenter une forme d’étalon-or pour la société secrète. La vérité ne pouvant être obtenue des agents, on va la chercher chez des gens qui ne savent et de ne se doutent de rien. Il y aurait donc une sorte de boucle de retro-action : les agents-acteurs manipulent sur toute la ligne les gens naïfs pour créer une norme, la norme américaine dans notre cas (les études, le travail, la maison, l’épouse, le meilleur copain avec qui on boit des bières: le paradis de seaheaven) et en retour, la personne naïve dispose d’un pouvoir qu’elle ignore d’influencer tous les autres… Un truc dans le genre.

La présence d’un système politique en filigrane du Truman show peut être entraperçue via un certain nombre de signes :

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Un des spectateurs regarde le Truman show depuis sa baignoire. On voit une sorte de cadre-bouée avec Meryl, la femme de Truman encadrée à l’intérieur et l’indication « S.S. America ». S.S. fait référence à Steamship [le bateau à vapeur]. Juste à droite, la télé avec Truman qui dort. On aurait donc un système politique à deux composantes : une composante manipulatrice symbolisée par la femme de Truman (le bateau « Amérique » c’est à dire le pouvoir réel / société secrète) et une composante venant du mari naïf et donc endormi : Truman faisant potentiellement office d’étalon-or-vérité. Ce n’est qu’une hypothèse mais notez bien que « S.S. America » signifie très probablement quelque chose qui à avoir avec le pouvoir. Il ne m’échappe pas que S.S. peut également faire référence aux S.S. Nazi : la Schutzstaffel : la condamnation de ce système politique comme étant totalitaire.

image 9 - truman show

Sur l’image ci-dessus, Truman, sa mère et Meryl regardent un album photo. On voit Truman quand il était enfant au mont Rushmore : l’endroit où il y a les sculptures de plusieurs présidents Américain dans une falaise. Truman aura cette remarque « cela paraît tout petit » et la mère de répondre « Oui cela fait toujours cet effet-là avec le recul », changeant rapidement de conversation car évidemment la photo/sculpture est un faux.

Néanmoins, il est peu probable que cette séquence soit mise ici au hasard. Il y a une comparaison directe avec les présidents Américains et avec la loupe, la tête de Truman apparaît aussi grosse que celles des présidents. Les étoiles sur son chapeau et sur ses vêtements ne sont pas là par hasard non plus : l’étoile symbolise la lumière qui brille dans l’obscurité : celui qui dit la vérité et potentiellement qui éclaire tous les autres. Cela ne démontre pas non plus que le système repose sur « les Trumans » : en effet, ce type de séquence pourrait avoir été justement placé là non pas pour donner des indications sur le système politique réel mais au contraire pour intoxiquer : donner aux Trumans l’illusion d’un pouvoir pour limiter le risque d’effusion de sang s’ils découvrent la vérité. On ne peut tirer aucune conclusion sûre.

image 10 - truman show

Au tout début du film, une lumière du dôme du monde factice se décroche et tombe au pied de Truman. Il est perplexe et ramasse le projecteur et voit écrit : « Sirius (alpha canis majoris) ». Il y a un double sens : il s’agit d’une étoile du faux monde mais le nom de l’étoile n’est pas choisi de manière anodine : Sirius alpha canis majoris est l’étoile la plus brillante du ciel nocturne. Cela sous-entend qu’il s’agit de Truman : l’homme le plus authentique, qui éclaire les autres grâce à la vérité qui sort de sa bouche alors qu’il est entouré de la nuit, du fond noir: les agents-acteurs qui sont tous faux. Sur ce site Web, je disserte régulièrement sur la métaphore de l’étoile en politique qu’on retrouve dans bien d’autres œuvres de l’esprit.

Extrait 8 : retour sur le tout début du film.


Christof ouvre le bal:

« On ne supporte plus aujourd’hui de voir des acteurs exprimés de fausses émotions. On s’est lassé de la pyrotechnie et des effets spéciaux. Et même si le monde dans lequel il évolue est plus ou moins artificiel, en ce qui le concerne, Truman ne triche jamais : aucun script, aucune note : ce n’est pas toujours du Shakespeare mais c’est authentique. C’est la vie d’un homme ».

Le faux rassasie bien vite et effectivement, on peut supposer qu’un certain nombre de gens se soient lassés du monde faux des agents. Qu’ils se délectent de voir un homme authentique, vrai n’ayant pas besoin de scripts pour s’exprimer ou gérer sa vie. Il n’est pas impossible que des politiques aient créé un système ultimement asservi à « la vie d’un homme simple, vrai» pour éviter justement d’autres dérives monstrueuses (guerres etc.). Le système ne pourrait pas beaucoup s’éloigner de cet norme étalon-or-vérité : un homme authentique qui souhaite la sécurité, une femme, une maison, une petite vie tranquille comme beaucoup de gens… mais aussi la vérité...

Plus loin, on voit Truman se parlant à lui-même mais capté par une caméra cachée :

« Non monsieur pas question. Tu iras jusqu’au sommet de la montagne. Tant pis pour la casse. Vous êtes cinglés. Allé vas-y épates-les. D’accord mais promettez moi une chose : si je meurs avant d’avoir atteints le sommet, vous m’utiliserez comme nourriture. Mangez-moi, c’est un ordre. Ou alors juste mes poignets d’amour. »

A première vue, il ne s’agit que du rêve éveillé / délire intérieur d’un homme le matin seul devant sa glace dans la salle de bain mais il y a une seconde ligne de lecture possible. A nouveau cette idée d’étalon-or-vérité-norme pour les autres. Il doit gravir une montagne mais si il meurt avant, il veut servir de nourriture aux autres : nourriture de l’esprit bien-sûr : ce qu’il « est » doit influencé l’identité des autres. Quelque chose dans le genre. Ne croyez surtout pas que cette histoire de nourriture et de « mangez-moi » soit là par hasard : il y a un message : c’est sûr car c’est beaucoup trop corrélé avec ce que je vis.

Conclusion

Voilà, j’ai dit à peu prés ce que j’avais à dire sur le film Truman show. La première fois que j’ai vu ce film, je devais avoir 19-20 ans, je n’aurais jamais pu imaginé à cette époque que cela puisse être une description si proche de ma vie. Oui : j’étais déjà entouré et manipulé par des agents-cinglés depuis longtemps et je l’ignorais.

image 11 - truman show

Oui ce Truman show est inacceptable et monstrueux. Oui, je ne sais pas « comment tout cela finira » à l’instar de ce qu’on voit écrit sur le badge de Sylvia, signe de son inquiétude pour le futur de Truman.

Truman décide de suivre Sylvia car elle est la seule à lui avoir dit la vérité. Et c’est pour cela qu’il l’aime. Malheureusement, il n’y a pas eu de Sylvia dans mon existence pour me dire la vérité alors j’essaie simplement d’être comme elle. Je donne ce qu’on ne m’a pas donné : la vérité. Je donne ce qui est vital pour espérer pouvoir être heureux. Il est illusoire de croire qu’une personne enfermée dans un truman show puisse atteindre le bonheur sans la vérité. Les cameras extérieurs ne suffisent pas à inférer une telle chose. C’est d’ailleurs une des raisons pour laquelle Truman sort : « il n’y a pas de camera dans ma tête ».

Viafx24, le 20 septembre 2026.

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